La proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai a récemment suscité des débats nourris à l’Assemblée nationale. Ce texte, attendu par de nombreux acteurs économiques à l’image des boulangers ou des fleuristes, ambitionnait de sécuriser notre cadre législatif en matière de travail ce jour-là, en autorisant le travail de salariés par leurs employeurs dans un cadre très limité sur la base du volontariat, et cela dès le 1ermai 2026.
Cette initiative de bon sens, adoptée au Sénat, a pourtant été mise en échec à l’Assemblée nationale. Afin de contourner l’obstruction des groupes de gauche en amont des débats, j’ai défendu une motion de rejet préalable dont l’adoption aurait normalement dû provoquer la convocation d’une commission mixte paritaire (CMP) par le Gouvernement. Sous la pression des syndicats, ce dernier a toutefois refusé de la convoquer, marquant la fin du parcours législatif du texte.
Parallèlement, des annonces gouvernementales ont été formulées concernant l’évolution possible du cadre applicable au travail le 1er mai. Cette année, pour le 1er mai 2026, une instruction administrative a été donnée afin que les commerçants n’aient pas à payer d’amende en cas d’emploi de salariés, sous réserve que les conditions de volontariat et de rémunération doublée ce jour-là soient bien respectées.
Pour les années à venir, le Gouvernement s’est aussi engagé à déposer un projet de loi qui permettra aux boulangers-pâtissiers artisanaux et aux fleuristes artisanaux d’occuper des salariés volontaires le 1er mai grâce au dialogue social de branche.